La Corrida radiée de l’inventaire du patrimoine immatériel de la France

publié le 31 août 2016

Le patrimoine culturel ne s’arrête pas aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend également les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel.

Selon le texte de la convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : « Chaque État-partie doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel présent sur son territoire. » L’inscription sur l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France est obligatoire pour présenter un dossier de candidature sur l’une ou l’autre liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

L’inclusion de la corrida dans l’inventaire national de la France a donné lieu à plusieurs contentieux. Après cinq années de lutte acharnée, les associations CRAC (Comité Radicalement Anti Corrida) et Droits des animaux ont obtenu qu’elle soit définitivement radiée de l’inventaire du patrimoine immatériel de la France.

En juin 2015, la Cour administrative d’appel de Paris s’était prononcée dans ce sens.

Mais, deux associations pro-corrida avaient saisi le Conseil d’Etat. Au mois de juillet de cette année, ce dernier a tranché : cette ignoble séance de torture n’a plus rien à faire avec la tarte Tatin ou les émaux de Longwy.

En attendant l’abolition définitive de la tauromachie en France, ce que 73 % des Français souhaitent.

Les fiches de l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France sont consultables sur le site du ministère de la culture et de la communication